Arrêt sur image. Un instant, une couleur, une saveur, un parfum. J'observe, j'identifie, je note, j'examine et je joue. La mode, la mode, la mode. Trois fois et plus. Podiums, trottoirs, placards. La mode est partout. Play. Paris, aujourd'hui. Images d'inspirations, photos, musiques, arts. Toujours la Mode. Surtout. Stop. Future for sale. Rewind <<

dimanche 11 octobre 2009

Elie Saab - Spring Summer 2010.

Les allures de Princesses Hollywoodiennes et de Starlettes de Tapis Rouge, Elie Saab connaît! Satin, mousseline, longueurs interminables, décolletés pigeonnants, dos nus, strass et paillettes sont devenus un peu sa marque de fabrique et on lui accorde peu de crédit dans l'impitoyable monde de la Mode. Parce qu'il n'est pas avant-gardiste, parce qu'il ne joue pas assez ou parce qu'il se contente d'embellir les femmes, son enseigne ne fait pas partie des It enseignes du moment... Et pourtant...
Bien qu'aux allures foncièrement Balmainiesques, sa dernière collection s'enrichit tout de même de modernité, et moi, parce que du noir du noir du noir, j'adore!

Et ces chaussures....!

Peek A Boo!

Le dernier It de tous les It! Fendi qui a, avouons-le, une réputation de bling bling "poufiasse Italienne" a pourtant su briller au point que toute fashionista qui se respecte lui fait courbette... Le "Peek A Boo", ce Keely mixé au Birkin, revisité, désossé, remodernisé, décontractré et pourtant élégantissime, est devenu le chef d'orchestre de la maroquinerie de luxe. Comme il se doit, on le trouve dans toutes les couleurs, toutes les matières, et... tous les prix! Le plus simple, en veau, s'élevant quand même à 1620 Euros....
Mais on adore! Il est simple, et pourtant si différent! Une valeur sûre qui s'élève, très vite, au rang des 2.55, Birkin et autres Dieux des It Bags.



mardi 6 octobre 2009

Viktor&Rolf Spring Summer 2010


Voilà, c'est ce que j'appelle la folie, le pari, l'essai ou bien l'idée d'une performance évenementielle. Une collection un peu trop démonstative à mon sens qui est davantage digne d'une galerie d'Art contemporain que d'un podium. Du tulle, du tulle, du tulle! Bouillonné, en volants, etc... Les deux énigmatiques créateurs s'amusent, c'est certain, mais peut être un peu trop. Leurs crinolines sont taillées directement dans la masse et ils semblent avoir fait connaissance avec différentes scies éléctriques, tronçonneuses et autres joujoux innofensifs. Trouées comme un gruyère, anguleuses ou taillées comme un fruit, les robes sont une énigme pour tous. On ne sait ni comment c'est fait, ni comment ça tient! Quelques silhouettes plus réalistes ont tout de même réussi à s'imiscer dans le défilé, et celles ci semblent tout de même moins excessives. Alors certes, on admire ce travail de Titan, et on applaudit cette performance, mais la nouveauté pourrait aussi se faire plus calme, non?

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Yves Saint Laurent - Spring Summer 2010

Un hommage à la simplicité et aux vraies belles coupes et un retour aux sources et aux valeurs sûres. Voilà ce que je retiendrai de cette nouvelle collection YSL. Pas de chichis, pas d'extravagance ni de réalisations techniques dignes d'une performance évenementielle.
La coupe est sûre d'elle, maîtrisée et toujours, chez Saint Laurent, élégante. Stefano Pilati use sans abuser de noir et de blanc, dont la ponctuation de gris chiné et de bleu layette désuniformise l'ensemble. Ce bleu d'ailleurs, presque enfantin, aux allures de blouses d'écolières, se détache de ce que l'on a pu voir auparavant. Alors que le bleu éléctrique fait rage en ce moment, celui ci, plus pastel, se veut davantage dans la douceur. Dans ce même esprit on retiendra les cols Claudine géants qui marquent une épaule nue sans la rendre aggressive. La chemise d'homme trop grande dont les codes s'apparentent au romantisme ne fait pas dans l'excès, et ce que j'aime dans cette présentation. La taille est toujours haute, ceinturée, et les contrastes de couleurs et de matières font de l'ensemble une unité. On note encore une fois, mais chez YSL ça n'est pas nouveau, le noir dans la transparence, et les effets de cuirs qui rendent palpables la couleur uniforme. Cette homogénéité parcourt même l'uniformité. Les pièces semblent parfois faites d'un bloc, d'une matière, d'une texture, d'un seul morceau. Une carapace lisse.


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Givenchy - Spring Summer 2010

La patte Tisci commence à être reconnaissable, et l'Italien prend même ses habitudes dirons nous. Cette saison s'annonce encore dans la lignée d'une élégance gothique, moderne et séductrice. Le jeu d'échec, noir et blanc, est toujours la gamme riche qu'utilise le créateur, mais cette fois la composition générale se fait bien plus légère et est ponctuée d'un crème doux. Alors que la Reine de Saba Nomade de l'ancienne collection arborait bijoux, parures et richesses clinquantes, la femme Givenchy se fait plus discrète désormais. Cependant, l'inspiration forte de l'Afrique du Nord se ressent encore, toujours et davantage. Les motifs ethniques, utilisés en all-over, se font discrets et sortent des sentiers battus dans l'utilisation que Ricardo Tisci en fait. En noir et blanc ils dessinent une autre dimension, plus moderne, plus futuriste, moins "déjà vu". C'est le mot graphique qui traduit cette collection. Givenchy présente des vestes à l'allure intemporelle qui annoncent un succès certain, dont les motifs contrastés semblent pourtant dire "SIMPLICITE".
Une femme moins dominatrice, moins mangeuse d'hommes comme on aurait pu le ressentir précédement. Dommage peut être, mais l'assurance du créateur ne s'en ressent que plus. Alors on apprécie cette néo-légèreté et on savoure de toujours reconnaître un talent et une innovation certaine chez Givenchy.



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samedi 3 octobre 2009

Divin Lanvin - Spring Summer 2010




Du noir, du carmin, du brillant, du court, du transparent suggestif (encore!), de l'asymétrique... Follement 80's Lanvin cette saison. Avec ses robes minis monomanche, aux épaules bouffantes les dancefloors, aux fleurs d'excroissance de tissus les projecteurs! Un revival de Madonna lorsque le sexe faisait encore scandale. Un sex appeal enjoué et rythmé par l'asymétrie éléctrique des robes. Le bling bling fait bonne figure, et l'élégance est à l'heure et se marie avec cette modernité bouffante. Les drapés soufllés semblent tomber au millimètre de la négligeance, un jeté travaillé très beau, très appréciable! Un air de manche gigot exagérée qui donne à l'allure générale une contenance moins stricte et plus époustouflante. Lanvin ne me faisait pas briller les yeux jusqu'ici, mais là...Divin Lanvin!

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vendredi 2 octobre 2009

Dior - Spring Summer 2010

Dentelles, finitions minutieuses, rubans, satin et fanfreluches. Cette collection Dior par Galliano met en avant ce que seules les femmes possèdent: la lingerie.
L'ultra féminin, le chichi, le glamour, la sensualité et le sexe. Que ce soit les matières, les formes ou les coupes tout rappelle les dessous. On remarque que, décidément, le voile transparent, même dans le luxe par excellence, est le nouveau joujou des créateurs. Et cette transparence suggestive est mise en avant, façon film noir des années 40, sur ces actrices aux mises en plis Hollywoodiennes.

Ici, les coupes restent dans le domaine du connu. Rien de vraiment novateur et du show pour du show, mais Dior reste Dior et on pardonne alors facilement.
Les gris chinés soulignent ce classique, domaine où la marque excelle, mais le noir reste la valeur sûre. Valeur de la sensualité quand il oscille entre transparence, mat et brillant, valeur de séduction quand le bas est davantage montré que dissimulé. Ainsi, les petites robes, davantage portées lors des premiers rencards coquins, ne font pas semblant non plus, et rien n'est caché. Et quand on oublie la robe du soir, on peut quand même apprécier les trenchs, ultra classiques aussi, qui soulignent les finitions perlées en s'effaçant dans leur longueur. On imagine tout de même difficilement ce que l'on peut bien porter en dessous quand on met la lingerie dessus? L'aguicheuse favorite d'un Al Capone plus sensible aux femmes que jamais, semble, malheureusement, être un peu trop répétitive dans cette collection.




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Balmania (show Spring Summer 2010)



La timidité de Christophe Decarnin, le créateur chez Balamain, ne se ressent désormais plus que dans son allure étourdie. La collection quant à elle répond à la dernière, et savoir qu'on a à faire à une évolution, on adore! C'est toujours sexy, c'est toujours rock, et c'est toujours très élégant!
Nos soldats parés de vestes fanfares de la saison dernière reviennent en permission pendant la fashion week. Seulement le combat a commencé, et être sur le front row dans la Mode, on le sait, ça ne pardonne pas. Surtout quand le général Wintour est dans la partie!
C'est donc lors de cette permission que nos soldats nous montrent leurs cicatrices Modeuses. Epaules frangées et "bling bling" d'apparat sur les mailles de métal sont toujours là, mais cette fois le kaki, plus guerrier, a repris le dessus. Discrètement dorées, d'un or boueux, les mailles sont rongées jusqu'à la trame, les chemises militaires lacérées et les minis en cuir violentées par un bord franc. On pourrait considérer tout ça comme rébarbatif, mais c'est tellement bien assumé, et l'évolution paraît tellement évidente, qu'on applaudit, et qu'on attend déjà la prochaine permission. La Balmania est en place!

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L'apothicaire Gareth Pugh (show Spring-Summer 2010)


Au Palais de Tokyo, Gareth Pugh a su trouver un lieu qui lui ressemblait. Une ambiance glaciale dont la modernité répond à l'austérité architecturale. Comme à chaque nouvelle présentation on s'attend à une performance gothico-futuriste que de frêles morts vivants s'attachent à offrir en spectacle. C'était le cas!
Le créateur nous prouve une fois de plus son génie et sa créativité. Une collection aux allures poussiéreuses, la cendre tombale et les gris consummés à l'honneur. Toujours androgyne, émasculée parfois, c'est sans doute la première fois qu'on arrive à se visualiser dans les vêtements! Les allures déchirées, usées, s'ajoutant aux robes de momies et aux étoffes en décomposition n'enlèvent rien, au contraire, à la beauté de cette collection. Les jeux de transparence fumées réïtèrent l'énigme Pugh, et les silhouettes semblent parfois soulever avec elles un ballet aérien de poussière crasseuse, lourde et mystèrieuse. Le teint grisé, les yeux fatigués de rouge et la mine engourdie par le malaise, le show dessine entier l'univers du créateur. Le visage caché sous de lourdes tiares de plumes, l'allure étranglée sous les cagoules, l'idée du linceul se fait connaître, et même sous cette masse de références morbides on se dit "Comme c'est beau!". L'apothicaire de la Mode s'installe!






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