Arrêt sur image. Un instant, une couleur, une saveur, un parfum. J'observe, j'identifie, je note, j'examine et je joue. La mode, la mode, la mode. Trois fois et plus. Podiums, trottoirs, placards. La mode est partout. Play. Paris, aujourd'hui. Images d'inspirations, photos, musiques, arts. Toujours la Mode. Surtout. Stop. Future for sale. Rewind <<

dimanche 21 février 2010

Malandrino Fall Winter 2010/2011



Entre la guerrière effrainée de l'armée des Huns et la Geisha élégante d'Asie Centrale, Catherine Malandrino invite à un voyage de noirs ajourés, de cuirs macramés, de plissés et de fourrures. La silhouette ocille entre sarouels et skinny, mailles crochetées et laine vigoureuse.
Les manteaux semblent signer le renouveau du blouson, élargis façon cape.
Ponctuée de bijoux ethniques, la collection ne crie pas au phénomène de performance artistique: les pièces restent simples, affranchies du diktat des podiums, mais efficaces et facilement enviables.



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Acne Fall Winter 2010/2011

Une allure dépouillée fidèle aux bons basiques d'une garde robe assurée. La présentation de la dernière collection ACNE trouve son équilibre entre la timidité franche de couleurs anthracite et le renouveau d'imprimés orageux. La silhouette ACNE flotte, perdue, dans les jerseys confortables alors que l'allure semble retenue prisonnière par d'imposants bracelets rassurant le maintien du style. Jouant sur les drapés d'une combinaison zippée et sur le volume des bottines fourrées qui affinent la jambe autant que la longueur appropriée des T-Shirts, la femme ACNE joue l'isolée timide. C'est sans compter sur la robe minimaliste qui, accompagnée d'un mix manche gigot/perfecto, invite l'élégance sportive et décontractée. 

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dimanche 24 janvier 2010

Vide de couleur.




Le noir c'est Paris. Le noir c'est la mort. Le noir c'est le vide.
Le blanc c'est la pureté. Le blanc c'est l'innocence. Le blanc c'est le vide.

Alors égarons nous, dans ce vide.

mercredi 9 décembre 2009

Black Poupoupidou


La Semaine de la Mode, Parisienne, New Yorkaise ou Milanaise, aura ouvert les esprits en ouvrant les mailles. Les voilages sensuels, les transparences suggestives, les superpositions enfumées, créent, en noir, un renouveau du deuil. La veuve Scarlett O'hara n'aura désormais plus besoin de se cacher derrière son comptoir pour se trémousser. L'épouse triste peut maintenant se dévoiler plus séductrice et Gigi l'amoroso n'empêchera pas les femmes de porter du noir.

mardi 1 décembre 2009

Natalia Brilli

C'est un souvenir enfumé qui émane des créations de cette Belge dont je me suis récemment entiché. Une créatrice d'accessoires qui est aussi douée chez la femme que chez l'homme. Une mémoire d'outre tombe aux allures Victoriennes qui trace le parcours d'objets insolites: du grigri banal auquel on ne porte pas d'intérêt, le quotidien invisible,  au cabinet de curiosités où les chimères embaumées séduisent les plus avertis. Loin des fanfreluches et des pierreries, ces vanités mystérieuses, ces orfèvreries rock rendent leurs lettres de noblesse aux objets de chaque jour. Le noir enivre, le cuir embaume, le décalé envoûte. Un grenier où les coffrets à bijoux, bien que poussiéreux, ne sont pas d'époque, on y joue avec les perles enfumées, nombreuses. Un cimetière de plaisir et de raffinement, on s'y promène couronné, port altier . Un ravissement, nul besoin d'en rajouter.









dimanche 1 novembre 2009

Sparkling Souvenirs.


5 bis Rue de Verneuil.

C'est là que vivait Serge Gainsbourg. C'est là que c'est joué le théâtre d'une époque. C'est là qu'on le connait. C'est là qu'on l'aime nous non plus. C'est là qu'il n'était qu'un fumeur de Gitanes. C'est là qu'il, ne vous déplaise, dansait la javanaise. C'est là, sous le soleil exactement, qu'on lui rend hommage.
Hommages rendus par les graffitis, sur la facade de sa demeure. Arnaud Jourdain a photographié ces graff' à différents moments, et en a fait un film, impressionnant, où couleurs criardes, bavures de peinture, papier collés, recollés et déchirés, tissent les liens animés, sur la voix de Serge, bien sûr.


Juste une ambiance, un univers. La capture d'un moment et d'une idée. Glauque suggestion, certes que d'illustrer ainsi, morbide, la Toussaint.
Feue, la couleur! Adieu le rythme!
Ombres, soupirs, poussières et râles. Uniquement.

ARTOYS, Karl Lagerfeld. En chiffres.



1000 exemplaires seulement pour cette figurine d'Artoys à l'effigie de Karl Lagerfeld. 129 euros pour une édition très limitée, c'est plus abordable que l'ours en peluche qu'on connaissait déjà sous les traits du créateur.
25 centimètres (ah félicitation M. Lagerfeld!) créé par l'équipe Italienne TOKIDOKI.

This is Halloween.




Qui a dit que la fête d'Halloween prohibait l'élégance?

samedi 24 octobre 2009

La folie humaine.


C'est un petit corps frêle et ambitieux, c'est une frimousse androgyne et péroxydée, c'est l'extravagance mélée à l'introspection. C'est la folie humaine.
Adrien Gonzales Abba est ce genre de petit garçon qui cache sa vulnérabilité sous un masque de confiance, et c'est un masque qui lui va bien et dont il aime jouer. Entre provocation sexuelle et enfant sage, il trouve un chemin créatif, toujours soucieux de rendre à l'image les deux personnages. Homme et femme, clown oublié et marchand de rêve. Une sexualité mise à l'écran qu'il engage dans ce monde trop dur, trop crade ou trop impétueux.
La folie crée et joue, s'amuse dans les identitées et ose. Etudiant en mode, sa collection de fin d'année est à l'image de sa personnalité, une provocation qui cache la timidité, et sûrement un peu de romantisme, une assurance mise à l'épreuve de la réserve et un jeu dénonciateur.

Pour une paire de bottines.


D'aucuns savent ce qu'est la souffrance du désir et de l'envie. Mais aussi, et elles vont de paire, celle de la frustration, du manque. C'est souvent ce qui nous prend, épyléptiquement, lorsqu'au détour d'un rayon trop encombré, une tête de gondole nargue la faiblesse de nos porte monnaie.
Ainsi, elles étaient là, les bottines, que dis je? THE bottines! Celles que j'avais rêvées, que j'avais éspérées, celle pour lesquelles je me serait damné et même trois fois s'il l'avait fallut. Même les frippes n'avaient su répondre à cette vague de désir qui m'engloutissait, et, je le sais, vous connaissez tous ce sentiment!
Et vous en connaissez la suite, et les conséquences! "Ca n'est pas le moment, c'est bientôt noël", "Et ma fiche d'imposition qui arrive", "et cette lampe que je m'étais promis d'acheter..."
Toujours le même baratin pour au final renier ses priorités, et casser sa tirelire cochon (qu'on aurait jamais du acheter parce qu'à quoi bon mettre de l'argent pour acheter une tirelire si on n'en a plus ensuite à mettre à l'intèrieur!). Découverts extravagants et culpabilité rongeuse seront pourtant vaincus par l'envie!
Quest ce qu'on ne ferait pas, pour une paire de bottines?

mercredi 21 octobre 2009

VOGUE Italie- Septembre 2009.


C'est une Linda Evangelista au Japonisme frisant les looks 50's que nous présente Vogue Italie. Une histoire en noir et blanc où les contrastes jouent avec les ombres, les flous, les voilettes mouchetées et les textures noires des pièces portées. Une sombre histoire où les silhouettes sont puissantes, majestueuses et décalées. Un film noir où le premier coup d'oeil nous dit "Elégant rétro" alors que quand il décompose l'allure générale, il traduit davantage de modernité et d'inattendu. Yohji Yamamoto associé aux capelines et aux gants de soirée en cuir semble plus reposant.





Stylisme: Marie Amélie Sauvé.

Vautrée en Balenciaga...



Il est certes un peu tard pour publier un quelconque commentaire sur cette collection Balenciaga. Et Dieu sait (Dieu étant ici Anna ou Carine) si un an de retard dans la Mode est impardonnable! Et pourtant! Parce que Balenciaga n'avait jusqu'alors pas été chevalier de mon coeur, je n'avais pas adoubé dès sa sortie cette collection.
Maîtrise surréelle de la coupe, avant garde copiée mais jamais égalée, modernisme jusque dans le drapé, la Maison Balenciaga n'a désormais plus aucune preuve à faire. Et c'est dans ces nouveaux drapés, cette nouvelle façon de rendre la femme plus femme et moins robotique, que Nicolas Ghesquière ouvre la porte du rêve.
Mais on considèrera alors ce post, juste pour la campagne, magnifique, qu'en a faite Steven Meisel!